Royaume-Uni: Le bingo en ligne pourrait rapporter des millions de livres sterling grâce à la nouvelle taxe POC

Au Royaume-Uni, la taxe POC, nouvel impôt sur la consommation qui s’appliquera dès décembre 2014, inquiète les opérateurs de jeux de bingo sur internet. En effet, l’ensemble du marché iGaming est concerné par cette taxe, comme nous l'annonce dans son article Michel du site http://www.web-casino.org/ et l’État espère réaliser des bénéfices de l’ordre de plusieurs millions de livres sterling grâce à elle.

Un nouvel impôt qui effraie les opérateurs

Les opérateurs de jeux de hasard en ligne exerçant au Royaume-Uni ont un point commun ces derniers temps. Ils sont fortement effrayés par un nouvel impôt, la taxe POC, qui sera active à partir de décembre 2014. S’il leur reste donc un petit peu plus d’un an avant de s’adapter, la plupart des spécialistes du bingo sur internet ne semblent pas décidés à payer une taxe supplémentaire- et à souscrire à une nouvelle licence d’exploitation. A moins bien-sûr qu’ils ne soient mis sur le même pied d’égalité que leurs confrères proposant des jeux de casino, du poker et des paris sportifs sur la toile. Car en effet, il serait question d’une réduction de cet impôt concernant le bingo : « Au vu des dernières élections générales, on dirait que les deux parties de la coalition aient été en faveur d’une diminution de la taxe appliquées sur les opérateurs de bingo en ligne », nous a confirmé le PDG de la société Rank, M. Ian Burke.

Mais il faut bien comprendre que l’aubaine est trop belle pour l’État britannique, qui peut renflouer ses caisses en obligeant les opérateurs de jeux de hasard en ligne à payer des obligations, l’idée étant bien-sûr de remplir les promesses pré-électorales formulées au préalable. Malheureusement, en maintenant une taxe qui serait prélevée à hauteur de 15% sur les revenus bruts des opérateurs, l’État échouera probablement dans sa tentative de surprotection des joueurs/ consommateurs, lesquels iraient plutôt miser leur argent sur les sites de sociétés offshores illégales. Telle fut d’ailleurs la conclusion d’un rapport publié par la Remote Gambling Association (RGA), qui tente depuis plusieurs semaines de raisonner le gouvernement et de l’encourager à réduire la taxe sous la barre des 10%.

Le gouvernement britannique pose des conditions strictes

Le gouvernement britannique espère introduire la nouvelle taxe sur la consommation dans ses prévisions budgétaires de mars 2014. Cette dernière pourrait même entrer en vigueur dès le 1er décembre 2014. Une fois imposés sur leurs revenus, l’intégralité des opérateurs faisant des bénéfices sur les mises des joueurs britanniques et exerçant au Royaume-Uni sera dans l’obligation de détenir une licence d’exploitation décernée par la UK Gambling Commission. En effet, les licences attribuées par les juridictions figurant pourtant sur « liste blanche » telles que celles d’Alderney, Antigua et l’île de Man n’auront plus aucun poids.

Cette mesure déstabilise d’ailleurs énormément certains opérateurs iGaming prestigieux qui sont domiciliés sur l’île de Gibraltar à l’heure actuelle. Si ces derniers souhaitent conserver leur base de joueurs britanniques, ils n’auront d’autres choix que de relocaliser leurs bureaux en Angleterre. Il faut noter que la majorité de ces opérateurs sont membres de la RGA et essaient de défendre leur cause du mieux qu’ils peuvent. Ils estiment d’ailleurs que la nouvelle taxe sur la consommation n’est pas en concordance avec les principes exposés par la Commission Européenne. Il semblerait malheureusement que les efforts de la RGA soient vains.